November 21, 2017

Profitant de la présence au Congrès des représentants des candidats à l’élection présidentielle, les présidents du CNA, du Synam, du Synea et de l’Unsaf leur ont remis le livre blanc rédigé par l’ensemble des instances de la profession.

 

« Des chiffres valent mieux qu’un long discours », avait souri Luis Godinho, président du Syndicat national des audioprothésistes en ouverture du congrès ajoutant que « la présence d’économistes nous permet de crédibiliser notre action ». Le document « Déficits auditifs en France : libre blanc » constitue justement une revue complète des données disponibles.

Avant de le remettre en main propre aux porte-paroles des candidats, les présidents des instances professionnelles ont donné leur point de vue sur la valeur de cette synthèse. Stéphane Laurent, président du Collège national d’audioprothèse, s’est d’abord dit « très heureux que ce Livre blanc ait été constitué par les forces vives syndicales et le Collège ». Ce descriptif du métier en 12 fiches, regroupées en trois parties (déficience auditive, parcours vécu du déficit auditif et audioprothèse, reste à charge et couverture maladie) réunissent « des données consensuelles, sourcées ». Marc Greco, président du Syndicat national de l’audition mutualiste a insisté sur un « appareillage français de qualité » et « une observance parmi les meilleures d’Europe », tout en regrettant « le désengagement de l’assurance maladie depuis plus de 30 ans ». Enfin Guillaume Flahault, président du Syndicat national des entreprises de l’audition, a estimé que le fait même de remettre ce livre blanc aux candidats reflétait « l’importance de l’enjeu », saluant lui aussi « un modèle français basé sur la qualité et l’observance… Il ne faut pas casser ce qui marche ! » Il a enfin appelé de ses vœux l’organisation d’Etats généraux de la santé auditive auxquels seraient invités « tous les acteurs de la chaîne, y compris les patients et les financeurs. » Pour les membres de la profession rassemblée, cette future réunion permettrait d’étudier de façon constructive et concrète les modalités d’amélioration de la prise en charge.