January 19, 2018

Invité d’Europe 1 dimanche 17 septembre, le fondateur du groupe éponyme a fait part de ses analyses sur le marché de l’audio, sans se départir de son style polémique.

 

Interviewé par David Abiker dans l’émission C’est arrivé demain, Alain Afflelou a exprimé ses réflexions sur le prix des appareils et le reste à charge zéro. Partant de l’arrivée imminente de sa nouvelle offre « cassant les prix des équipements » et baptisée « Incognito », Alain Afflelou a d’abord évoqué sa propre expérience de « malentendant presbyacousique » : « C’est un problème qu’on ne voit pas arriver : on fait répéter, c’est la faute des autres qui parlent mal ou n’articulent pas, c’est le son de la télé qui est de plus en plus bas… Et puis un jour, parce que j’étais dans cette activité, je me suis dit qu’il faudrait peut-être que je m’équipe également et effectivement, j’en avais besoin. C’est comme mes lunettes, comme des chaussures, je les mets le matin -c’est bilatéral- je les enlève en me couchant et ça ne me gêne pas, ça ne me pose absolument aucun problème. »

 

Interrogé sur les raisons expliquant qu’il y ait moins d’audioprothésistes que d’opticiens, il a ensuite déclaré : « Ce n’est pas le même métier, il n’y a pas autant d’écoles et puis les [audioprothésistes] n’étant pas très sollicités, ils ont des salaires importants, ils ne veulent pas travailler le samedi, je ne vais pas dire que ce sont des fonctionnaires mais enfin… Ce sont des salariés qui imposent leurs conditions. » Mettant en cause l’actuelle réglementation, Alain Afflelou a estimé qu’il y avait « une espèce de numerus clausus plus ou moins tacite entre les syndicats d’audioprothésistes, la profession et le ministère de la Santé […] C’est évident que s’il y avait 2 000 ou 3 000 audioprothésistes de plus en France, les prix seraient réduits de moitié ». Une affirmation quelque peu cavalière sachant que le numerus clausus est établi par arrêté depuis 2015.

 

Concernant les décisions à venir, après les annonces faites par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle : « J’attends qu’il libère pour l’audio la possibilité de faire des écoles, d’avoir d’avantage d’audioprothésistes diplômés sur le marché […] Plus il y aura de la concurrence et plus les prix vont pouvoir baisser. » Quant au reste à charge zéro, il est resté plutôt laconique : « je dis oui, mais il y a bien quelqu’un qui va devoir payer ».

 

Pour réécouter l’émission en intégralité (à partir de 12’40):