L’Ouïe Magazine 148 – ebook

Informations complémentaires

Sans expédition – Produit uniquement téléchargeable – Vous recevrez un email contenant les liens de téléchargement.

Cliquez ici pour la version papier

15,00  TVA incluse

L’Ouïe Magazine n°148 – Mai 2026

Edito

Le Congrès, un temps fort à repenser

Les fidèles du Congrès des audioprothésistes auront remarqué la baisse régulière de sa fréquentation. L’évènement a rassemblé cette année, selon ses organisateurs, 1 814 participants, soit 8 % de moins qu’en 2025 (-18 % par rapport à 2024). L’absence des grandes enseignes joue évidemment un rôle dans ce recul, mais n’est sans doute pas le seul facteur. Les rendez vous de la profession se sont en effet multipliés et les audios, dont les plannings sont beaucoup plus chargés qu’avant le 100 % santé, doivent désormais arbitrer : outre le Congrès, ils sont sollicités pour les Assises de Cannes (axées sur le médico-clinique) en début d’année, l’EPU (axé sur la formation) à l’automne, les événements de leurs groupements et fournisseurs, ainsi que pour des rencontres plus spécifiques selon leurs spécialités (SFA, Afrepa, Georric…).

Face à une concurrence évènementielle accrue, le Congrès doit travailler sa proposition de valeur.

Dans ce calendrier particulièrement fourni, les audioprothésistes sont contraints de choisir et la polyvalence du Congrès des audioprothésistes – conférences, exposition industrielle, tables rondes politiques –, longtemps perçue comme un atout, est devenue une fragilité. Celle-ci est accentuée par le fait qu’un syndicat, par définition partisan, soit à la manœuvre. Dans ce contexte, le Congrès est amené à se réinventer et le SDA l’a d’ailleurs bien compris. Interviewé par nos soins peu avant l’édition 2026, son nouveau président Stéphane Gallégo évoquait la possibilité d’intégrer à ce rendez-vous d’autres événements, notamment des roadshows d’industriels, afin de renforcer l’attractivité et mutualiser les coûts.

Le dernier Congrès a donné un aperçu de cette mutation avec l’intervention de la Société scientifique d’audioprothèse (SSA), récemment ressuscitée, qui a animé un après-midi entier de conférences. Cette intégration est loin d’être anodine : par son positionnement académique et sa vocation à structurer la production scientifique de la profession, la SSA apparaît aujourd’hui comme un acteur particulièrement légitime pour accompagner une évolution du modèle, en incarnant une neutralité scientifique capable de rassembler plus largement, au-delà des sensibilités politiques.

Anne-Sophie Crouzet

Autres numéros – format numérique

Partager sur vos réseaux