August 12, 2022

 

Au 1er janvier 2016, tous les employeurs, y compris les audioprothésistes patrons, devront obligatoirement proposer une complémentaire santé collective à leurs salariés. Un sondage réalisé par OpinionWay pour la MAAF* dresse un état de lieu de l’opinion des chefs de TPE (1 à 9 salariés), notamment des commerçants, vis-à-vis de cette mesure, de ses coûts et de ses conséquences.
– L’enquête révèle que l’obligation de mise en place d’une complémentaire santé collective avant le 1er janvier 2016 est assez bien connue : 81% des commerçants (86% des dirigeants de TPE en général) en ont entendu parler et 70% savent précisément de quoi il s’agit. Elle impactera nombre d’entre eux car, à ce jour, 43% des commerçants ne proposent pas encore de contrat collectif à leurs employés. 31% ne le feront pas avant la date obligatoire et seuls 12% déclarent que sa mise en place est en cours.

 
– 56% des commerçants approuvent la généralisation de la complémentaire santé à l’ensemble des salariés, principalement parce qu’elle permettra à tous les employés d’être couverts. 49% de ceux qui sont favorables à cette mesure estiment qu’elle leur permettra un meilleur niveau de couverture. Seuls 12% d’entre eux pensent qu’elle améliorera la fidélité des salariés.

 
– Les commerçants qui désapprouvent la généralisation de la complémentaire santé (42% d’entre eux) évoquent à 72% son coût pour les entreprises (l’employeur devra en effet en financer au moins la moitié), et à 48% le fait qu’elle soit imposée par la loi et non négociée dans chaque société.

 
– 56% des commerçants pensent que cette mesure va les inciter à ne proposer qu’une couverture minimale et 40% à geler les rémunérations. 31% estiment qu’elle les poussera à ne pas embaucher, et 24% à diminuer les avantages sociaux.

 
– Enfin, à peine un peu plus d’un quart des commerçants (27%) prévoient que leurs salariés souhaiteront souscrire et financer à titre individuel une surcomplémentaire. Sur ce point, leurs pronostics sont en total déphasage avec ceux de leurs salariés, qui sont 61% à se dire prêts à payer une complémentaire santé supplémentaire allant au-delà de celle souscrite par leur employeur.

 

A noter que pour les autres dépenses de santé, les garanties devront aussi prévoir l’intégralité du ticket modérateur à la charge des assurés sur les consultations, actes et prestations remboursables par l’assurance maladie obligatoire, le forfait journalier hospitalier ainsi que les dépenses de frais dentaires à hauteur de 25% en plus des tarifs de responsabilité, précise le décret. Aucune garantie minimale n’est prévue pour l’audio.
*Sondage réalisé auprès d’un échantillon de 402 chefs d’entreprises, représentatif des dirigeants d’entreprises de 1 à 9 salariés et d’un échantillon de 1012 salariés, représentatif des salariés d’entreprises de 1 à 9 salariés.