August 20, 2019

La publication par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de ses nouvelles recommandations pour prévenir les risques de démence confirment, pour l’Unsaf, la pertinence de l’accord conclu entre les pouvoirs publics et la profession afin d’améliorer l’accès à l’audioprothèse.

Le syndicat des audioprothésistes relève d’abord que ces recommandations, rendues publiques le 14 mai dernier, reposent sur un rapport dont 23 pages sont consacrées à l’audition. Cette importance quantitative traduit l’attention que l’organisation mondiale accorde au déficit auditif parmi les facteurs de risque modifiables du déclin cognitif. Aux côtés de principes généraux concernant l’hygiène de vie (activité physique, arrêt du tabac et de la consommation d’alcool, alimentation saine), elle recommande, en effet que : « Le dépistage suivi de la fourniture d’appareils auditifs [soit] proposé aux personnes âgées pour l’identification et la prise en charge rapides de la perte auditive, comme le recommandent les directives ICOPE de l’OMS ». Pour l’Unsaf, cette orientation valide « le rôle essentiel du dépistage et de l’appareillage auditif pour la santé et la qualité de vie des patients, à contre-courant des acteurs qui ne voudraient voir l’audioprothèse que comme un produit d’appel », ajoutant que « les actions de prévention, auxquelles contribue l’audioprothèse, ne sauraient avoir la même portée et les mêmes effets si elles devaient servir des intérêts commerciaux ». En effet, l’organisation professionnelle estime que la position de l’OMS est une légitimation a posteriori des orientations et de la méthodologies adoptées dans la réforme 100 % santé : « le réinvestissement de l’assurance maladie, les efforts des complémentaires santé, et l’engagement de la profession en faveur de tarifs maîtrisés, s’inscrivent pleinement dans le cadre de la prévention ». Poursuivant son dialogue avec les pouvoirs publics, l’Unsaf leur suggère à nouveau le lancement d’une campagne nationale destinée à faire connaître le rôle de l’audioprothèse dans le bien vieillir et à rappeler que les audioprothésistes sont engagés dans le 100 % santé. Il considère en outre que « le cadre réglementaire doit nécessairement être adapté afin de garantir une évolution vertueuse de la profession, au vu de son rôle pour la santé publique ».