May 9, 2021

 

Le Syndicat des audioprothésistes met en garde les professionnels à la suite d’un reportage diffusé par TF1, montrant que le 100 % santé est parfois dénigré, dans certains centres auditifs. Des contrôleurs de la DGCCRF peuvent enquêter “incognito”.

« On ne peut accepter que quelques irresponsables fassent courir un risque à la communauté des audioprothésistes, dont la quasi-totalité met scrupuleusement en application la réforme. Le SDA rappelle ainsi que tout dénigrement des aides auditives du panier « 100 % santé », qui sont de bonne qualité, est intolérable », affirme le syndicat dans un communiqué publié ce matin. Une séquence en caméra cachée, diffusée dans le cadre de l’émission Reportages Découverte consacrée à « La médecine à bas prix », a en effet montré, le 17 avril, des centres auditifs présentant des aides auditives 100 % santé comme « bas de gamme ». Le SDA a isolé la séquence en question :

Le SDA conteste le discours développé dans ces centres : « Non, les aides auditives totalement remboursées n’amplifient pas les sons “au même niveau pour tous les sons” puisqu’elles disposent de 12 canaux de réglage […] Non, les aides auditives du panier « 100 % santé » ne sont pas “la base de la base” puisque, lors de la mise en place de la réforme, les aides auditives les plus basiques n’ont pas eu le niveau technique pour intégrer la nouvelle nomenclature et ont été retirées du marché début 2019 ». Et il met en garde les audioprothésistes : la directrice générale de la DGCCRF a indiqué lors du comité de suivi du 100 % santé que, dans le cadre des contrôles actuellement menés, les enquêteurs peuvent différer la révélation de leur qualité et « commencer leurs investigations in cognito ». Le syndicat rappelle que la réforme est suivie de près par le gouvernement mais aussi par les médias et en appelle à la responsabilité des audioprothésistes pour « présenter de façon claire, loyale et appropriée les aides auditives de classe I et les options supplémentaires disponibles dans celles de classe II ».