November 30, 2021

 

 

Neocustic, basé à Sophia Antipolis  et membre du pôle de compétitivité Eurobiomed, prépare le lancement de sa solution destinée à apporter une personnalisation maximale des aides auditives.

 

2 levées de fonds (la 3e est en cours), 2 brevets déposés, un 3e en attente, 1 partenariat avec un industriel allemand… Neocustic arrive aujourd’hui dans une phase visible de son développement et prévoit la commercialisation de son invention pour début 2022. Son ambition est de fournir une solution complète – aides auditives, appli patient sur smartphone, plateforme professionnelle, appli aidant – apportant une personnalisation ultra-poussée des réglages, dans une approche « non disruptive ». Un postulat original dans le monde des jeunes entreprises innovantes !

 

Une start up française en pointe sur la personnalisation de l’expérience auditive

Arnaud Butzbach, co-fondateur de Neocustic, a fait toute sa carrière dans l’informatique scientifique et médicale.

Au départ du projet, en 2018, Arnaud Butzbach et Kuen Cheng ont eu l’idée de mettre à profit la connectivité des aides auditives. En collectant par leur biais et via le smartphone de la personne équipée, toute une série de données (environnement, usage, feedback, etc.) et grâce à une plateforme sur le cloud, Neocustic propose une personnalisation en fonction des environnements sonores mais aussi des intentions du patient. Il se différencie d’autres systèmes embarquant de l’intelligence artificielle par le degré d’individualisation : « une IA par utilisateur », résume Arnaud Butzbach. Une fois traitées, les informations collectées servent à répondre aux attentes de chaque patient : en voiture, ses besoins ne sont pas les mêmes selon qu’il est conducteur (oreille gauche vers la fenêtre) ou passager ; dans un concert, ils diffèrent selon qu’il écoute la musique ou se rend au bar pour commander une boisson… Neocustic permet aux utilisateurs d’aides auditives ou à l’audioprothésiste de définir les situations particulières (au bureau, dans une cuisine, etc.) dans lesquelles une adaptation des réglages est nécessaire. Enfin, la solution se veut légère : elle apporte une nouvelle « couche » d’IA, qui n’a pas besoin d’être inscrite dans une puce pour fonctionner et peut être mobilisée à distance.

 

Le développement du projet s’appuie entre autres sur un comité scientifique qui compte des noms bien connus de l’audiologie: le Pr. Bruno Frachet, qui dirigeait jusque récemment le service ORL de l’hôpital Rothschild et le Dr. Yves Cazals, directeur de recherche à l’Inserm durant 40 ans. Cet automne, Neocustic a signé un partenariat avec Audifon, fabricant d’aides auditives en Allemagne. Les deux entreprises collaborent pour mettre le savoir-faire de la start-up tricolore au service des personnes appareillées et des réseaux de distribution (Audifon appartient à Kind, l’un des groupes leader dans ce domaine outre-Rhin). Mais la technologie de Neocustic a vocation, in fine, à être proposée à tous les industriels intéressés. Par rapport aux audioprothésistes, la jeune entreprise se positionne en apporteur de solutions pour « tirer le meilleur parti des appareils et fournir un meilleur service pour le même coût ».