December 1, 2021

 

 

La tendance était là, la crise sanitaire et les mois de confinement l’ont accentuée : de plus en plus de Franciliens souhaitent quitter la capitale et ses abords pour une meilleure qualité de vie. Mais “l’ailleurs” d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier.

 

Bordeaux, Nantes, Lyon, Toulouse caracolent en tête des classements des villes où rêvent de vivre les Franciliens depuis quelques années. Avec la crise sanitaire, on assiste à un changement d’échelle, avec un intérêt croissant pour les villes moyennes.

 

Quitter Paris pour une grande ville de province aux problématiques parfois semblables (loyers élevés, pollution, embouteillages…) ne séduit plus. « La tendance est clairement aux villes moyennes d’environ 100 000 habitants, voire même un peu moins », indique Yves Deloison, fondateur du site Toutpourchanger et auteur du guide « Réussir sa reconversion » (Heliopoles). « Les villes moyennes offrent toutes les commodités – commerces, écoles, accès aux soins – sans les inconvénients de métropoles colonisées de longue date par les Parisiens comme Bordeaux, Lyon. De plus, les prix des logements y restent accessibles ». Ces villes de taille moyenne, ce sont Angers, Amiens, Tours, Cahors… Plus près de Paris, Vendôme a la cote également. Face à l’océan, il y a aussi Cherbourg, 90 000 habitants.

 

Fuir l’entre-soi

« Les Franciliens ne veulent plus se retrouver entre eux ou recréer un “petit Paris”. Ils cherchent un autre mode de vie », selon Yves Deloison. La crise sanitaire et les questionnements qu’elle a pu engendrer (quête de sens, envie de nature et d’espace, d’une vie plus respectueuse de l’environnement…) sont passés par là. De plus, dans certains territoires éloignés des bandes côtières, les Franciliens et leur pouvoir d’achat sont accueillis à bras ouverts. « Des familles qui s’installent, cela signifie la survie des services publics et la relance de l’économie locale », précise Yves Deloison. Et finalement, être bien accueilli quand on arrive de la capitale, cela compte aussi.