Quatre ans après son lancement, Mon espace santé franchit une nouvelle étape. À l’occasion de cet anniversaire, les pouvoirs publics ont dressé un point d’étape sur l’évolution de la plateforme, désormais appelée à jouer un rôle central dans la prévention personnalisée et la coordination des parcours de soins.
Début 2026, plus de 24 millions de Français avaient activé leur profil sur Mon espace santé, avec une cible fixée à 40 millions d’utilisateurs d’ici 2027. En 2025, près de 420 millions de documents de santé ont été versés dans la plateforme, tandis qu’environ 2,5 millions d’usagers s’y connectent chaque mois pour consulter leurs informations.
Au-delà de la centralisation des données, Mon espace santé enrichit progressivement ses fonctionnalités. La plateforme propose désormais des outils de prévention personnalisée, reposant sur l’âge, le sexe, les habitudes de vie ou certaines données médicales. À court terme, des rappels ciblés et des recommandations adaptées doivent faciliter l’identification précoce des facteurs de risque — liés notamment au sommeil, à l’alimentation ou à l’activité physique — et orienter les usagers vers les professionnels les plus pertinents. Autre évolution attendue : la possibilité, avec le consentement explicite de l’utilisateur, d’échanger de façon sécurisée des informations et des documents entre Mon espace santé et des services numériques référencés, afin de limiter les saisies multiples. Cette orientation ouvre de nouvelles perspectives, notamment dans les champs de la santé auditive, comme l’illustre l’intégration progressive du programme Icope destiné aux personnes de plus de 60 ans.
Enfin, la deuxième vague du Ségur du numérique marque une étape clé pour les professionnels de santé. Dès cette année, elle vise à renforcer l’intégration de Mon espace santé dans les logiciels métiers, avec des fonctions améliorées de consultation, de tri et d’accès aux documents utiles. Le déploiement concernera d’abord la médecine de ville, l’imagerie médicale et les établissements de santé, avant une extension progressive à d’autres professions, dont les auxiliaires médicaux (à compter de 2028).
« L’enjeu est désormais de permettre aux professionnels d’accéder plus facilement aux informations essentielles à la prise en charge de leurs patients et d’améliorer la coordination des soins, tout en leur faisant gagner du temps médical », résume le ministère de la Santé.


