Le Conseil national de l’ordre des médecins vient de publier son Atlas de la démographie médicale arrêté au 1er janvier 2026.
Le Cnom se réjouit de constater que « la baisse du nombre de médecins en activité est désormais derrière nous ». Dans son décompte, 245 847 médecins étaient en activité au 1er janvier dernier, tous modes d’exercice confondus, un nombre en hausse de 1,9 %. D’ici 2040, une progression de l’ordre de 40 % fait consensus, indique aussi l’ordre. La population des médecins en exercice se rajeunit et se féminise (50,5 % de femmes), mais inégalement sur le territoire. Les centres-villes et agglomérations restent majoritairement plus jeunes. Sur une quinzaine d’années, la proportion de généralistes inscrits à l’Ordre en activité est passée de 48 % à 41,8 %, tandis que celle des spécialistes augmentait de plus de 8 points.
Concernant les ORL, la démographie semble également repartir à la hausse mais très faiblement sur un an : + 0,9 %, soit 2 366 spécialistes en exercice. Pour mémoire, leur nombre était en recul de 3,3 % entre 2024 et 2025 et de 1,7 % sur l’année précédente. La pyramide des âges, comme les densités par départements ne traduisent pas (encore) une reprise démographique. La densité moyenne est stable : 2,83 ORL pour 100 000 habitants pour toute la France.
La densité de spécialistes en ORL est toujours décroissante dans une majorité de départements par comparaison avec 2010, mais quelques-uns font exception : les Hautes-Alpes, l’Ardèche, les Bouches-du-Rhône, la Charente-Maritime (+22,9 %), la Corrèze (+16 %), l’Ille-et-Vilaine, la Meurthe-et-Moselle (+21,1 %), le Nord, le Rhône, la Vendée et la Guadeloupe.
A contrario, sur 15 ans, certains territoires ont vu leur nombre d’ORL diminuer de façon drastique comme l’Allier (-60,5 %), les Alpes-de-Haute-Provence (-59,1 %), l’Aveyron (-56 %), la Charente (-70 %), le Lot-et-Garonne (-71,4 %), la Mayenne (-65 %), la Meuse (-57,7 %), l’Orne (-58,8 %), les Hautes-Pyrénées (-60 %) ou les Vosges (-58,8 %).







