Après plusieurs autres questions écrites et orales, la députée d’Ille-et-Vilaine, Mathilde Hignet (La France insoumise-NFP), attire de nouveau l’attention de la ministre de la Santé sur les risques qu’une dissociation ferait peser sur le parcours de soins en audiologie.

Mathilde Hignet
Il est intéressant de noter que les questions sur ce sujet proviennent de député·es de groupes politiques différents, de la majorité et de l’opposition, comme dans le cas présent. Cette diversité comme la récurrence des interpellations de parlementaires au gouvernement sur la dissociation en audioprothèse sont le fruit d’une forte mobilisation des organisations professionnelles. Dans sa question écrite publiée au Journal officiel ce mardi 31 mars 2026, Mathilde Hignet rappelle l’équilibre actuel de la prise en charge des malentendants, entre la fourniture des appareils et le suivi afférent. « La dissociation imposée par la réforme risquerait de fragmenter ce parcours de soins en transformant le suivi en actes isolés facturables séparément, ce qui pourrait décourager les patients de consulter pour les réglages et l’entretien de leurs appareils, avec pour conséquence un risque accru de non-port des dispositifs », explique-t-elle. La députée demande à la ministre de la Santé de justifier un éventuel « changement de paradigme » et quelles garanties le gouvernement compte mettre en place pour préserver la qualité du suivi des patients.


