Les étudiants en audio trouvent-ils à se loger et à quel prix ?

Publié le 03/04/2026

La Fédération nationale des étudiants en audioprothèse a réalisé un sondage détaillé auprès des étudiants de 10 écoles pour évaluer leurs conditions de logement et les difficultés qu’ils rencontrent dans ce domaine.

Les futurs audios qui ont répondu au sondage appartiennent à toutes les écoles sauf Paris. Cette précision est importante car le logement dans la capitale est généralement plus cher que partout ailleurs. Les résultats sont donc à interpréter comme a minima.

Les étudiants en audio trouvent-ils à se loger et à quel prix ?

Premier constat, une majorité des étudiant·es interrogé·es (76 % de femmes, 23 % de boursiers et boursières) sont logés dans le parc privé. Cette réalité s’explique selon la Fnea par la disproportion entre les besoins et l’offre de logements en Crous : 1 pour 17 étudiant·es. Il en résulte un surcoût moyen de 180 euros mensuels, mais aussi des conditions d’habitat parfois dégradées : plus du quart (28,4 % des sondé·es) se déclare en situation de mal-logement.

Un étudiant en audioprothèse paie en moyenne 528 euros de loyer par mois (hors Paris).

Ce coût grève bien évidemment le budget étudiant, même si 71 % des jeunes interrogés par la Fnea touchent l’aide au logement (APL) – à noter que les personnes en reconversion n’y ont souvent plus droit. Autre poste important, les transports représentent en moyenne 94,1 euros par mois.

47,7 % des futurs audios sont donc contraints d’avoir un emploi salarié en parallèle de leurs études. Et 65,5 % dépendent de leurs parents pour se loger. Malgré cela, les restes à vivre des étudiant·es après le paiement de leur loyer sont particulièrement faibles : 22,2 % ont moins de 100 euros pour le mois, 34,4 % moins de 150 euros et 43,3 % moins de 200 euros.

A cela s’ajoute la problématique des stages obligatoires, qui ne se déroulent pas forcément dans la même zone géographique que celle de l’école. Résultat : 40,6 % des étudiant·es sont obligé·es de payer 2 loyers durant ces périodes et 16,6 % ont connu un changement de logement en cours d’année en raison d’un stage.

Près de 9 étudiant·es sur 10 sont dans une école à plus d’une heure du domicile parental.

Considérant que le logement est l’un des principaux facteurs de précarisation des étudiants, la Fnea porte, avec la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), de nombreuses revendications : sur l’extension de l’encadrement des loyers appliqués dans certaines villes, sur l’interdiction des compléments de loyers et les contrôles des pratiques immobilières frauduleuses, le développement par l’Etat du logement étudiant et la facilitation de l’accès au parc social pour les jeunes ou encore l’indexation de toutes les aides pour les jeunes sur l’inflation.

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