Directrice générale du Groupement Optic 2000 depuis janvier 2026, Martine Loyer porte un regard neuf sur le secteur et ses transformations à venir. Elle dévoile ses priorités pour Audio 2000, avec la digitalisation pour axe fort, tout en défendant une approche centrée sur le patient et la compréhension de ses besoins. Extrait de notre entretien à retrouver en intégralité dans le prochain numéro de L’Ouïe Magazine.
Huit mois après votre prise de fonction, quel regard portez-vous sur le secteur de l’audition ?
Je suis très enthousiaste. Sa dimension santé en fait un métier et noble. Comme celui de l’optique, il combine une activité de distribution et une dimension de marque, qui se complètent. L’activité peut être cependant mieux structurée. Je viens de la grande distribution, où les outils de pilotage sont très développés. En audioprothèse, le besoin s’est moins fait sentir compte tenu de la forte dynamique du marché. Mais il faut aussi anticiper un éventuel contrecoup après les importantes vagues d’équipement et de renouvellement.
La digitalisation du Groupement figure parmi vos priorités. Qu’est-ce que cela changera pour les audioprothésistes Audio 2000 ?
Une grande partie du travail concerne d’abord les fonctions support de la centrale. Nous voulons sortir d’un certain nombre de traitements manuels, automatiser et structurer davantage les processus afin de libérer du temps pour le conseil et l’accompagnement. Nous voulons également mieux exploiter la data. Cela consiste notamment à analyser les profils de patientèle, les taux de renouvellement et les performances afin d’identifier des tendances qui ne sont pas nécessairement visibles à l’échelle d’un centre. Nous pourrons, par exemple, comparer des laboratoires présentant des patientèles similaires afin d’identifier les pratiques associées à des résultats différents.. L’objectif n’est pas de dicter une façon de travailler, mais de fournir des éléments de comparaison, de faire émerger les bonnes pratiques et d’identifier des signaux d’alerte.
Quels sont vos objectifs de développement pour Audio 2000 ?
Nous n’avons pas d’objectif précis, nous voulons avancer de manière ambitieuse mais mesurée, en restant pragmatiques. Le recrutement reste difficile dans certaines zones, même si nous observons une détente. Nous avons noué des accords avec deux écoles espagnoles, avec des garanties sur le niveau de formation des professionnels recrutés.
Comment comptez-vous encore mieux tirer parti de la synergie avec l’optique ?
Nous réfléchissons à la manière d’aider davantage les opticiens qui souhaitent intégrer l’audition dans leur magasin et à la façon d’améliorer l’expérience du patient. Nous allons également moderniser le concept Audio 2000, comme celui des autres enseignes du Groupement. Au-delà de l’esthétique : nous voulons réfléchir à l’accueil, au parcours et, plus largement, à la façon dont l’activité audio trouve sa place dans le point de vente.
La suite de cet entretien est à découvrir dans L’Ouïe Magazine n°150, à paraître.


