Une étude** qui vient d’être publiée par Santé publique France souligne de façon précise et détaillée l’ampleur des expositions au bruit dans les métiers du BTP.
Le bruit* est la nuisance à laquelle la population du BTP est le plus souvent soumise, avec 62,1 % de travailleurs exposés, suivie par les poussières de silice (39,2 %) et les laines minérales (29,7 %). Cette proportion de 62,1 % est 3 fois supérieure à l’exposition au bruit en population générale qui s’élève à 20,5 % (pour les personnes en emploi).
Dans tous les types de métiers du BTP, les pourcentages de travailleurs exposés au bruit sont supérieurs à ceux des autres expositions : de 34,7 % de plus (construction d’autres ouvrages de génie civil) à 84,1 % de plus (activités de soutien à l’emploi), comme le montrent les graphiques ci-dessous.

Parmi les différentes professions du BTP, aucune n’y échappe, donc, mais 3 catégories y sont surexposées, par rapport aux autres : les ouvriers, qualifiés et non-qualifiés, et les artisans. Le bruit fait partie des 2 expositions dangereuses auxquelles les cadres du bâtiment sont soumis (dans des proportions moindres que les ouvriers, cependant), avec le travail de nuit.
L’exposition au bruit des personnes employées dans le BTP n’est pas un scoop. En revanche, la caractérisation précise de cette mise en danger, l’exploration par profession et l’approche multi-expositions de cette étude apportent une vision plus complète de la situation. Le bâtiment emploie plus de 1,5 million de personnes, en équivalent temps plein, dont 20 % de non-salariés.
*Pour le bruit, le niveau minimum d’exposition pour la population professionnelle a été défini à 70 dB(A) sur 8 heures.


