Face aux arbitrages gouvernementaux annonçant de nouveaux transferts de charges vers les complémentaires santé à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, la Mutualité française et la Fédération des institutions paritaires de protection sociale (FIPS) dénoncent une mesure qui ne résout rien sur le fond. Le débat sur ce sujet a lieu chaque année…
Le ministère de la Santé a confirmé le transfert de 1,5 à 1,7 milliard d’euros de dépenses de l’Assurance maladie obligatoire vers les Ocam en 2027. Ces mesures touchent notamment les soins dentaires, les dispositifs médicaux (sans plus de précision), les transports sanitaires et certains médicaments. S’y ajoute le doublement du plafond annuel des franchises médicales annoncé par Stéphanie Rist.
Pour la Mutualité française comme pour la FIPS, transférer une dépense ne la fait pas disparaître : elle continue d’être financée par les assurés, via la hausse des cotisations ou du reste à charge. « Les mesures paramétriques annoncées reposant principalement sur des transferts de charges et une hausse de la contribution des ménages ne permettront pas de répartir équitablement les efforts attendus par le Gouvernement, ce que l’on ne peut que regretter pour les assurés sociaux en général et nos adhérents en particulier », a déclaré Éric Chenut, président de la Mutualité française.
La FIPS, de son côté, réclame une baisse de la fiscalité en compensation de tout transfert, et met en garde contre des réformes structurantes insuffisamment évaluées dans le cadre du PLFSS 2027. Les deux organisations plaident pour des réformes structurelles fondées sur la prévention et l’efficience plutôt que sur les seuls transferts de charges.


