August 12, 2022

 

Dans une interview accordée à l’association JNA à l’occasion de la Journée Nationale de l’Audition, la ministre de la Santé assure que «la santé auditive se traduit de façon concrète» dans sa politique et évoque des mesures susceptibles d’être intégrées aux projets de loi de santé et sur le vieillissement.

 

 
Alors que l’enquête JNA / Ipsos 2015 révèle que l’audition des jeunes est de plus en plus sollicitée et qu’ils persistent, malgré les messages de prévention, à adopter des comportements à risques, la ministre indique que «des dispositions seront introduites dans ce sens dans le projet de loi de santé.» Elle rappelle que le gouvernement soutient les associations de référence en matière de prévention des risques auditifs et qu’il faut continuer à sensibiliser les enfants, les adolescents et leurs parents. En parallèle, Marisol Touraine annonce travailler, en collaboration avec le ministère de l’Environnement, à la fixation d’un niveau sonore maximal à ne pas dépasser dans les établissements recevant du public et diffusant de la musique amplifiée. «Une modification de la réglementation est en cours de réflexion», explique-t-elle à l’association JNA.

 

 
Vers une évolution de la nomenclature ?

 

 
Concernant l’accès à l’appareillage, la ministre de la Santé revient sur sa volonté d’améliorer la prise en charge : «le projet de loi de santé prévoit la mise en place d’un tarif social pour les prothèses auditives pour les bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (…). Nous étudions également la possibilité d’une évolution de la nomenclature relative à la prise en charge des appareils électroniques correcteurs de surdité», souligne-t-elle. Par ailleurs, le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement pourrait intégrer des mesures de prévention incitant au dépistage des troubles auditifs entre 55 et 65 ans. «De plus en plus de personnes atteignant l’âge de la retraite relèvent d’une offre de dépistage de la surdité», via les examens périodiques proposés aux assurés sociaux, les «instants santé» de la Mutualité sociale agricole ou encore les initiatives du régime social des indépendants, précise Marisol Touraine, en ajoutant qu’il faut «continuer dans cette voie.»

Lire l’interview complète de Marisol Touraine