August 9, 2022

 

Suite à l’annonce des résultats de Kalivia, qui revendique 2 044 centres partenaires et confirme l’ouverture d’un appel à propositions complémentaire le 15 juin, Luis Godinho, président de l’Unsaf, se réjouit de la mise en place de discussions constructives visant à améliorer la Charte Qualité du réseau, mais regrette une communication insatisfaisante sur le nombre de centres.

 

Luis Godinho souligne que l’accord du 21 avril entre les représentants de la profession et la plateforme a « beaucoup rassuré les audioprothésistes, y compris ceux qui ont signé. » Il déclare par ailleurs que la période de discussions sur l’appel à propositions prévue par l’accord a déjà commencé : la semaine dernière, une séance de travail qu’il estime « constructive » a réuni le SNORL, l’Unsaf et Kalivia. Elle a débouché sur des propositions d’amélioration de la Charte Qualité du réseau, qui ont « vivement intéressé les représentants de Malakoff Médéric et de Harmonie Mutuelle », assure le président du syndicat.

 

En revanche, concernant le nombre de centres partenaires, Luis Godinho rappelle qu’à côté des structures employant plusieurs audioprothésistes cohabitent des structures secondaires où l’audioprothésiste n’est parfois là qu’une fois par semaine. « De plus, la charte Kalivia prévoit qu’un audioprothésiste puisse travailler dans trois centres », ajoute-t-il, en insistant sur le caractère opérateur-dépendant du métier : « les 50% de centres dont l’activité est la plus faible ne représentent que 15% de l’activité du secteur alors que les 25% les plus importants en font à eux seuls 60% », souligne-t-il. « Un réseau peut donc revendiquer 2000 centres qui ne représenteront ‘que’ 700 audioprothésistes sur 3000 et/ou 15% de l’activité du secteur », analyse le président de l’Unsaf, qui estime que le critère ‘nombre d’audioprothésistes’ pourrait ainsi avantageusement remplacer le critère ‘nombre de centres’. Il plaide en outre en faveur de la publication de la liste des centres partenaires pour répondre à la demande de transparence des patients, et constate que la majorité des centres les plus importants, les enseignes les plus connues, comme celles qui sont les plus appréciées des ORL, ne sont pas encore partenaires du réseau. « Les semaines de discussion qui s’ouvrent nous permettront, je l’espère, de créer les conditions à ce qu’ils puissent également rejoindre Kalivia », conclut-il.