August 17, 2018

Dans une tribune, le président de l’UFC-Que Choisir évoque le projet de réforme proposé par le gouvernement pour la mise en place d’une offre sans reste à charge en audioprothèse, qui aurait était largement amendé.

 

Publiée le 6 juin sur le site Quechoisir.org, la prise de parole d’Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir, évoque en premier lieu l’accord obtenu dans le secteur dentaire, qui prévoit une meilleure rémunération des soins conservateur en échange d’un plafonnement du prix des prothèses. Le patron de l’association de consommateurs salue « l’esprit de la réforme » mais pointe du doigt son coût : les dentistes « ont réussi à arracher une augmentation de près de 250 millions d’euros par an de ce que leur rembourseront sécu et complémentaires… autrement dit, de ce que paieront les consommateurs par leurs cotisations », dénonce-t-il.

 

Alain Bazot explique par ailleurs que le gouvernement aurait présenté cette semaine le schéma de réforme pour l’audioprothèse au Comité consultatif du secteur financier (CCSF), dans lequel siège l’UFC-Que Choisir. Celui-ci serait « loin des ambitions initiales ». Le panier RAC 0 y serait certes maintenu, mais l’idée de plafonner le prix des appareils auditifs en dehors de cette offre aurait été abandonnée. « Avec un risque : la baisse de marges consentie par les audioprothésistes sur les offres sans reste à charge risque d’être répercutée violemment sur les consommateurs, en inflation sur les autres produits », analyse le président de l’association. En outre, la dissociation entre le prix d’achat de l’audioprothèse et celui du suivi ultérieur serait « elle aussi passée à la trappe ».

 

Rappelons que les organisations professionnelles sont, effectivement, farouchement opposées à ce découplage initialement préconisé par l’Autorité de la concurrence, qui pénaliserait selon elles la satisfaction des patients, leur observance et donc le succès de l’appareillage. Il semblerait qu’après avoir quitté la table des négociations début mai, leurs arguments aient finalement été entendus par la Direction de la Sécurité sociale.