September 19, 2021

 

Dans une lettre commune, 6 organisations syndicales demandent au ministre de la Santé et à la DGS d’inclure leurs professions dans celles éligibles à la délivrance de masques et de protections.

La Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs, la Fédération nationale des podologues, la Fédération nationale des orthophonistes, le Syndicat national autonome des orthoptistes, l’Union nationale des syndicats de masseurs kinésithérapeutes libéraux et le Syndicat national des audioprothésistes ont envoyé un courrier commun, mardi 14 avril, au ministère de la santé et à la Direction générale de la santé (DGS). Ils rappellent qu’il leur a été demandé de « reporter les soins non-urgents » pour « les patients les plus fragiles et notamment les plus de 70 ans devant restreindre drastiquement leurs interactions sociales ». Pour se conformer à cette recommandation officielle « les organisations représentatives des professions ici en question ont demandé à leurs collègues de cesser immédiatement leur exercice pour toutes les catégories de patients » et de ne se consacrer qu’aux seules urgences.

 

Des protections pour reprendre les soins

Après 4 semaines de confinement, les 6 organisations demandent aujourd’hui à figurer sur la liste des professionnels en droit d’obtenir des masques et des protections. Les médecins et professionnels de santé libéraux ont déjà exprimé, par ailleurs, l’inefficience dans l’attribution des masques. FFFMKR, FNO, FNP, UNSMKL, SNAO et Unsaf considèrent qu’une « reprise de l’activité libérale doit être envisagée et mise en oeuvre le plus rapidement possible » non seulement parce que son arrêt quasi-total fait « courir un risque non négligeable de fermeture future de nombreux cabinets » mais surtout parce qu’il fait « courir un risque sanitaire important aux patients en rupture des soins depuis des semaines ». Afin de pouvoir reprendre les prises en charge des patients, touchés ou non par le Covid-19, y compris les plus fragiles, les professionnels de santé libéraux souhaitent donc être équipés au plus vite en moyens de protection et de désinfection.