July 30, 2021

 

 

A l’occasion de l’assemblée générale de passation du 3 juillet, Ikram Yahyaoui a pris la tête de la Fédération nationale des étudiants en audioprothèse. La Toulousaine de 23 ans, qui entre en dernière année à l’école de Cahors, a pour objectif de renforcer la cohésion entre étudiants, tout en continuant à défendre leurs intérêts. Echanges autour de son parcours et de ses projets.

 

L’Ouïe Magazine : Comment et pourquoi avez-vous choisi l’audioprothèse ?

Ikram Yahyaoui : Après le Bac, comme beaucoup, j’ai tenté médecine puis j’ai voulu me réorienter dans le paramédical. Mon premier critère était de trouver une profession dans laquelle je puisse faire de l’humanitaire, et j’ai découvert qu’il y avait pas mal d’associations dans le domaine de l’audio. J’ai fait quelques jours d’observation chez un audioprothésiste et j’ai tout de suite accroché sur le côté suivi, santé. Le côté commercial me faisait un peu peur, mais j’ai vu qu’il n’était pas si important que ça.

 

L’OM : Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de vous engager dans la Fnea ?

I.Y. : En 1ère année, je suis allée au week-end de formation. J’ai été touchée de voir que des étudiants se mobilisaient autant pour aider les autres, les suivre et les défendre. L’année suivante, je me suis donc proposée pour prendre en charge les partenariats au sein du Cahors Cochlée Club et, dans la fédération, je suis devenue VP chargée de l’évènementiel. Cela me correspond bien car je suis très organisée, j’aime planifier les sorties, les voyages…

 

L’OM : Comment vous êtes-vous projetée dans une candidature à la présidence de la Fnea ?

I.Y. : Au départ, je ne me projetais pas du tout ! Dylan Giran a beaucoup formé le précédent bureau, en nous expliquant en détail les sujets politiques. Il m’a un peu prise sous son aile pour m’aider à comprendre les enjeux de la formation, la réingénierie du diplôme… Il faut être curieux et ne pas avoir peur de poser des questions ! Je ne pensais pas avoir les épaules, mais j’y ai été encouragée et je me suis lancée en me disant que je ne serai pas seule dans l’aventure.

 

L’OM : Quels sont vos sujets prioritaires pour l’année à venir ?

I.Y. : Nous allons continuer à travailler sur les frais de dossiers, sur lesquels le précédent bureau et Dylan Giran ont commencé à se battre. En effet, pour postuler aux écoles d’audioprothèse sur Parcoursup, avant même de savoir s’ils seront admis ou non, les jeunes doivent s’acquitter de 80 euros. S’ils veulent être candidats dans d’autres filières, orthophonie, orthoptie par exemple, ils doivent à nouveau régler 80 euros. Cela ne les laisse pas libres de choisir. Nous souhaitons que ce système soit revu.

Parmi les nouvelles choses que je souhaite mettre en place, nous voulons accompagner les étudiants avant même qu’ils entrent en école, en leur donnant des informations sur la profession. Ensuite, pour les étudiants déjà admis, il faut retrouver une cohésion, on s’est beaucoup moins vu ces deux dernières années, ils ne savent pas toujours bien ce qu’est la Fnea. Il faut resserrer les liens dans chaque école mais aussi se rencontrer plus largement : c’est très utile pour s’informer, trouver des stages, des maîtres de mémoire…

Enfin, je voudrais apporter aux étudiants une vue sur l’après-diplôme, pour faciliter la transition vers l’insertion professionnelle. Nous allons organiser, sous une forme qui reste à définir, des ateliers consacrés aux points importants à connaître dans le métier. Dans ce but, nous avons également créé un comité de veille, composé de Dylan Giran, Théo Demouy (ancien vice-président de la Fnea) et Jeanne Legoff (ancienne VPG), qui va nous faire remonter les sujets qui peuvent être utiles aux futurs diplômés.

 

Vous pourrez lire la version intégrale de cette interview dans le numéro de septembre de L’Ouïe Magazine.