December 1, 2021

 

Le réseau Entendre s’est associé à la production de la comédie réalisée par Pascal Elbé, qui met ici en scène son propre coming-out auditif. En salles à partir du 17 novembre, ce film retrace avec humour le parcours d’appareillage de son personnage principal, Antoine, de la prise de conscience de la malentendance au plaisir de retrouver l’ouïe, sur fond de rencontre amoureuse.

 

Antoine est un enseignant un peu « à l’ouest ». Ses élèves lui reprochent son manque d’attention et ses collègues son absence d’implication dans la vie de l’établissement. Sa nouvelle voisine, Claire (incarnée par Sandrine Kiberlain), jeune veuve installée provisoirement avec sa fille chez sa sœur, ne supporte plus quant à elle le bruit qui émane de son appartement : musique à fond, réveil assourdissant… De quiproquo en quiproquo, Antoine se rend compte qu’il n’entend plus très bien et se décide, la mort dans l’âme, à pousser la porte d’un centre auditif (de l’enseigne Entendre, bien sûr) pour s’équiper. Pour sa première comédie en tant que réalisateur, Pascal Elbé passe ici au crible le chemin qu’il a lui-même parcouru en tant que presbyacousique, scénarisant avec dérision ses différentes étapes : le déni, l’acceptation, le choc ressenti à l’annonce du prix des aides auditives (« 4 200 euros »), les désagréments de l’adaptation, le désarroi à la première casse (juste avant un rendez-vous galant), jusqu’au plaisir de vivre retrouvé.

 

Un film qui traite de la malentendance avec légèreté

Plusieurs scènes ont été tournées dans un centre Entendre et les audioprothésistes du réseau ont joué un rôle de conseil dans la réalisation du film. Cette collaboration s’inscrit dans la continuité des précédents partenariats entre l’enseigne et Pascal Elbé, qui a en effet conçu 4 spots TV pour Entendre. Ce long-métrage « retrace parfaitement le ressenti d’un malentendant appareillé pour la première fois. Il va dédramatiser les choses et aider les normo-entendants à mieux les comprendre. C’est un sujet grave mais traité ici de façon légère et sexy », a déclaré Sylvain Ridoux, président de la coopérative, lors d’une avant-première, en rappelant que le métier d’audioprothésiste « nécessite beaucoup d’écoute » face à un « patient qui vient avec son histoire ». « C’est embarrassant de dire que l’on n’entend pas, mais c’est bien de sortir de cette gêne. Pendant les débats qui ont suivi les avant-premières, beaucoup de femmes ont fait leur ‘coming-out’ et c’était presque sexy ! », a de son côté souri Pascal Elbé. Pour l’acteur réalisateur, très impliqué dans le sujet de la malentendance, « le bruit nous relie l’un à l’autre » et il est essentiel de préserver son ouïe. Il plaide en ce sens pour le développement du dépistage auditif dans les écoles et le port de bouchons dans les concerts.