Le groupe danois a publié ce mardi 5 mai 2026 ses chiffres pour le 1er trimestre 2026. Son chiffre d’affaires consolidé s’élève à près de 836 millions d’euros, contre 752 millions l’an dernier (+11 %).
La croissance organique de Demant s’est élevée à 6 %, une fois neutralisés les effets de change défavorables (-5 %, principalement du fait de la faiblesse du dollar américain) et les changements de périmètre liés aux acquisitions (+10 %).
Les aides auditives restent le moteur de la croissance sur le trimestre. Leur CA se monte à plus de 449 M€, dont environ 340 M€ à l’externe, sous-segment en croissance organique de 9 % dans un marché en hausse de 4 % en valeur, estime Demant. Cette performance est directement liée au lancement d’Oticon Zeal, déployé sur l’ensemble des grands marchés, et qui a surpassé les objectifs commerciaux initiaux du groupe. La croissance résulte à la fois d’une hausse des volumes, d’une amélioration du prix de vente moyen et de gains de parts de marché.
La distribution affiche un chiffre d’affaires d’environ 418 M€, en hausse de 23 % (4 % de croissance organique), tiré notamment par le Royaume-Uni et l’Amérique du Nord et par l’acquisition du groupe Kind en Allemagne, finalisée au 4ème trimestre 2025.
Le segment Diagnostics a généré 588 millions de DKK (environ 79 M€), avec une croissance organique de 4 %. Demant indique avoir aussi gagné des parts de marché sur ce segment au premier trimestre.
Concernant les résultats par région, la croissance sur les aides auditives est qualifiée de « bonne » en Europe. La France affiche une croissance « légèrement positive » pour les aides auditives, et « légèrement négative » pour la distribution, pénalisée par un effet de mix produit défavorable. En Amérique du Nord, la dynamique est plus vigoureuse avec une croissance à deux chiffres pour les ventes d’appareils.
Pour l’année complète, Demant confirme ses objectifs : une croissance organique située entre 3 et 6 %. Le groupe précise que l’accueil réservé à Oticon Zeal laisse augurer des résultats au-dessus de la fourchette basse. Il explique que les changements structurels initiés pour améliorer sa rentabilité n’ont pour l’instant entraîné que des gains limités mais qu’il se trouve sur une trajectoire devant lui permettre d’économiser plus de 33 M€ en 2026 et près de 67 M€ d’ici 2028.


