Des stages hospitaliers enrichissants malgré les difficultés d’accès, une enquête de la Fnea

Publié le 22/01/2026

La Fédération nationale des étudiants en audioprothèse (Fnea) a conduit une enquête nationale sur les stages hospitaliers obligatoires pour la validation du DE. Ses constats sont féconds, dans le cadre de la réflexion sur la réingénierie du diplôme.

La Fnea a réalisé ce sondage national en 2 vagues (novembre 2024 et décembre 2025) auprès de 675 étudiants de 2ème et 3ème années, de masters et de jeunes diplômés. L’étude révèle que toutes les écoles françaises l’intègrent au second semestre de la 1ère année, sauf Cahors qui le positionne en 2ème année.

Des stages hospitaliers formateurs

Points positifs, 99 % des répondants rapportent avoir accédé à une diversité de consultations, en pédiatrie, en amont de chirurgies ORL, à des bilans de l’équilibre, des séances de réglages d’implants cochléaires… La grande majorité des étudiants considère que les stages hospitaliers sont enrichissants et formateurs.

Des obstacles à l’entrée

L’accès à ces stages, en revanche, s’avère parfois difficile, avec des inégalités selon les écoles et les régions. Ainsi 77 % des étudiants ont bénéficié, via leur université, d’un système de réservations de places mais seuls 21 % ont bénéficié d’une garantie d’accès. Près de la moitié déclare avoir trouvé facilement son stage. Cependant, 30 % ont essuyé des refus dans leurs recherches et 14 % disent s’être trouvés livrés à eux-mêmes. Les étudiants qui ont eu des difficultés à obtenir un stage mentionnent les causes suivantes : pas de place initialement réservée, problème d’emploi du temps, manque de personnel disponible pour encadrer, places déjà prises par un étudiant français ou étranger… 70 % des répondants ont effectué leur stage avec d’autres étudiants. Parmi ceux-ci, 41 % étaient issus d’une formation française et 30 % d’un cursus étranger, notamment espagnol. La présence simultanée de plusieurs stagiaires dans un service n’est pas ressentie comme un frein aux apprentissages, néanmoins 12 % des sondés considèrent que la forte concentration de stagiaires en a restreint la qualité.

Un « effort à la fois financier et psychologique »

Les difficultés d’accès aux terrains de stages, souvent redoutées en raison de l’afflux de diplômés hors de France, en demande d’autorisation d’exercice et soumis à des obligations de stage, sont donc une réalité tangible. Elles ne constituent pas, heureusement, des obstacles insurmontables à la bonne formation des étudiants français. La Fnea souligne cependant « l’effort à la fois financier et psychologique que cette recherche [de stage] peut engendrer » et le « sentiment de précarité est renforcé par la saturation des lieux de stages ».

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