Une première mission humanitaire au Kenya pour Audika

Publié le 09/03/2026

Depuis plus de 10 ans, Audika finance des missions caritatives à Madagascar, au Cameroun et au Cambodge. Pour la 1ère fois, elle a coordonné une action au Kenya, en partenariat avec l’association Entendre un sourire et en collaboration avec les écoles et l’église de Kiambu.

Deux audioprothésistes, Tabatha Deray et Adèle Saos, un médecin ORL, Maxime Codet, et une coordinatrice de centre, Christelle Simon, composaient l’équipe qui s’est rendue à Kiambu, dans une zone rurale du Kenya où l’accès aux soins auditifs est très limité. En moins d’une semaine, ces professionnels ont mené des consultations et dépistages auprès de 300 patients, appareillé 70 personnes, dont 25 enfants, et fabriqué près de 130 embouts sur mesure. Ils ont également formé le personnel local au suivi des enfants appareillés.

Cette première opération au Kenya a également été l’occasion pour Tabatha Deray d’assurer la coordination opérationnelle de la mission, mettant à profit ses expériences précédentes. « Cela impliquait notamment de travailler avec les acteurs locaux pour identifier les lieux les plus adaptés pour étendre l’action de cette mission qui va s’inscrire dans la durée, explique-t-elle. Être en mission est très enrichissant, cela nous oblige à travailler différemment. J’ai effectué une audiométrie vocale avec des jumeaux de 4 ans, assise par terre avec des images pour qu’ils puissent les reconnaître. Cela a fonctionné et leurs réactions m’ont beaucoup touchée ! » Adèle Saos, audioprothésiste chez Audika à Landerneau et Saint-Renan, témoigne également de l’état d’esprit dans l’équipe : « quel que soit le domaine d’intervention – ORL, audioprothésiste ou accueil et administratif – chacun apportait son soutien à l’ensemble du groupe pour aider le plus grand nombre. La cohésion entre les bénévoles était remarquable ». « Nous avons formé le personnel sur place, qui a été exemplaire, et qui nous a permis de repartir sereins, car nous savons que lors de notre retour dans un an, les tubes auront été remplacés et les embouts seront conformes. C’est indispensable, car appareiller sans suivi n’a aucun sens », souligne Christelle Simon. Le Dr Maxime Coquet, qui a pu réaliser des consultations ORL complètes, repérer des pathologies mais aussi simplement retirer des bouchons, souligne « les retours positifs des patients [qui] démontrent l’importance de notre métier, et la possibilité d’intervenir au-delà de nos frontières pour soutenir des personnes en forte demande est particulièrement gratifiante. »

Retour à la liste des articles

Les immanquables

Aller en haut