Top départ pour le 46e Congrès des audioprothésistes !

Publié le 19/03/2026

Le Congrès annuel de la profession s’est ouvert ce matin. Après le traditionnel discours d’ouverture de Brice Jantzem, président du SDA, il a été inauguré par le député François Gernigon (en photo), porteur d’une proposition de loi pour la création d’un Ordre des audioprothésistes, et Morgan Potier, président de la Société française d’audiologie (SFA). 

Brice Jantzem congrès 2026« Ce congrès se déroule à un moment significatif, 5 ans après la mise en oeuvre du 100 % santé. La réforme a marqué un tournant majeur pour la profession et le public concerné. Près de 4,5 millions de personnes sont aujourd’hui appareillées, c’est une avancée significative, l’accès aux aides auditives s’est largement amélioré. Ce succès tient aux pouvoirs publics, qui ont su lever le frein psychologique à l’appareillage. En même temps, la profession a fait un travail de lutte contre la fraude et les dérives sont devenues marginales. Mais nous appelons un cadre déontologique clair », a déclaré Brice Jantzem, en insistant sur l’absolue nécessité de maintenir la qualité de prise en charge des patients. « Préserver le 100 % santé c’est aussi corriger ses angles morts. Nous ne sommes plus des distributeurs de la LPP mais des acteurs de la prévention et du bien vieillir. Notre rôle élargi implique des exigences. Ce congrès est un moment essentiel de réflexion collective pour partager nos expériences et explorer les pistes d’avenir », a-t-il ajouté. 

Ouverture Congrès audios 26 François GernigonSa prise de parole a été suivie par celle de François Gernigon, qui a fait de la santé auditive un de ses « principaux engagements à titre personnel et en tant qu’élu ». Le député a regretté que l’audition n’aie pas encore la place qu’elle mérite dans les débats sur le bien vieillir, mais s’est montré optimiste : « Nous disposons des outils pour agir : progrès technologiques, modèle financier, engagement des professionnels. » Il a souligné la nécessité d’un changement de logique globale, qui doit passer par une structuration de la profession via la création d’un Ordre assurant « un système robuste, crédible et protecteur pour les patients ». François Gernigon a cité en exemple le projet mené depuis 2 ans par la Fondation pour l’audition avec le Gérontopole des Pays de Loire, qui montre le « potentiel d’évolution de la profession, que je veux porter politiquement ». Ce projet vise à permettre l’intervention des audioprothésistes en Ehpad, pour réaliser des tests audiologiques, éventuellement retirer des bouchons de cérumen, sous la houlette d’ORL locaux. « Les personnes qui entrent en Ehpad doivent pouvoir garder leur audioprothésiste. Il existe des blocages juridiques, mais c’était le cas aussi des infirmières, et il existe aujourd’hui des infirmières en pratique avancée. » L’élu a ainsi annoncé qu’il allait « revisiter et redéposer » sa PPL, en élargissant son contenu pour donner aux audioprothésistes de nouvelles missions sur le modèle des IPA. 

Morgan Potier congrès audiosEnfin, Morgan Potier a déclaré que « la France dispose d’une filière solide dans laquelle les audios occupent une place centrale, mais il faut renforcer nos interactions. C’est la dynamique de la SFA qui rassemble tous les professionnels de l’audition, y compris des ORL et des chercheurs. Il faut une approche globale clinique et scientifique. L’innovation viendra aussi de notre capacité à fournir des connaissances solides. LA SFA n’est pas réservée à une élite, elle est ouverte à tous ceux qui veulent faire progresser la filière. »

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