L’intersyndicale qui fédère 10 organisations de professionnels de santé libéraux dénonce les orientations envisagées par le ministère de la Santé pour réorganiser le développement professionnel continu, 6 mois après l’annonce de la fermeture de l’ANDPC.
Pour les LDS, la réforme envisagée aboutit à « une reprise en main par l’État et des opérateurs administratifs, entrainant complexité et déconnexion du terrain ». Ils déplorent plus particulièrement le fait que les professionnels de santé libéraux seraient exclus de la gouvernance opérationnelle et financière du DPC. « Ce scénario reviendrait à faire subir au secteur de la santé les mêmes dérives déjà observées avec le Compte personnel de formation (CPF) : bureaucratisation massive, standardisation des parcours, financiarisation de la formation et éloignement des besoins réels des professionnels », résument-ils, en demandant la sanctuarisation des 250 millions d’euros inscrits au PLFSS 2026.
En alternative, les Libéraux de santé font 2 propositions : confier la gestion du DPC au Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIF-PL) et au Fonds d’assurance formation de la profession médicale (FAF-PM), ou, si le ministère souhaite que le pilotage dépende d’une agence publique, la transférer à la Cnam. Ils demandent, en toute hypothèse, à être associés au processus.


