De gauche à droite, la championne de para-athlétisme Marie-Amélie Le Fur, Eric Bougerolles, Delphine Magendie, Cédric Perry et la journaliste Alice Vachet à la présentation.
La marque a réuni ce mardi 8 septembre ses partenaires à la Maison de la radio pour leur présenter le fonctionnement et les spécificités de sa nouvelle aide auditive Oticon Reveal, qui combine 2 DNN pour traiter d’une part la parole et d’autre part l’environnement sonore.
Pour contextualiser la présentation de la 3ème génération d’intelligence artificielle d’Oticon, Cédric Perry, le directeur général de Demant Aides auditives, a rappelé l’investissement du groupe dans la R&D (près de 200 millions d’euros par an) et plus généralement pour la recherche grâce à son centre d’Eriksholm, « qui permet de s’inscrire dans le temps long et de bénéficier de puces développées en interne ».
Eric Bougerolles, le directeur de l’audiologie, a détaillé à la fois l’approche BrainHearing propre à Oticon et le fonctionnement du nouveau système Oticon Reveal. Il a rappelé la philosophie de développement de la marque qui consiste à apporter au cerveau le maximum d’informations utiles pour entendre et comprendre. « La bibliothèque sonore que nous nous constituons depuis l’enfance est fragile et la survenue d’une perte auditive la dégrade. Or, les études les plus récentes montrent qu’une approche centrée uniquement sur la parole et le RSB nuit à la bibliothèque sonore. » A l’inverse, Oticon Reveal associe 2 réseaux neuronaux profonds (DNN) : l’un entraîné à reconnaître exclusivement la parole, l’autre dédié à l’environnement sonore, qui fonctionnent simultanément et en continu. « L’objectif est de donner au patient les informations nécessaires pour que le son ait du sens », a expliqué Eric Bougerolles.
Clarifier et optimiser
Le système baptisé Reveal AI Clarifier conjugue le nettoyage du son, grâce au Wind & Handling Stabilizer 2.0 (40 dB d’atténuation, soit 10 dB de plus que la génération précédente), l’analyse des intentions d’écoute grâce aux capteurs 4D développés par la marque, et les 2 DNN : Speech AI pour restituer la clarté de la parole et Context AI, qui reconnaît les signaux utiles à l’audibilité dans l’environnement. Avec cette technologie, l’environnement est analysé toutes les 2 millisecondes. En sortie, le Sound Enhancer permet, si nécessaire, de rehausser encore davantage la parole pour le patient. A ceci s’ajoute un anti-Larsen amélioré, Reveal Optimizer, 30 % plus rapide et avec une précision 4 fois supérieure à la technologie précédente. Il permet jusqu’à 25 dB de gain supplémentaire par rapport aux principales aides auditives concurrentes, affirme le fabricant.

Marie-Amélie Le Fur, para-athlète 9 fois médaillée aux Jeux Olympiques et paralympiques, est venue partager quelques enseignements tirés de son parcours de sportive de haut niveau, engagée pour le sport inclusif. Elle a aussi expliqué l’importance de la relation avec son orthoprothésiste et de son regard croisé avec ceux de l’athlète et du coach pour obtenir le meilleur confort et les meilleures performances.
Eric Bougerolles s’est enfin fait l’écho des études cliniques réalisées par Demant sur sa nouvelle technologie : elles montrent, entre autres, une réponse corticale 7 fois supérieure lorsque le traitement du signal est activé, soit une augmentation de 60 % par rapport à Intent. Le rapport signal sur bruit en sortie est amélioré de 6,5 dB.
Disponible à compter d’aujourd’hui, le miniRITE rechargeable Oticon Reveal est proposé en 9 coloris dont une nouveauté (prune) et en CROS compatible avec toutes les aides auditives de la marque. Les modèles de chargeurs précédents sont conservés et les modèles d’écouteurs Intent sont repris, toujours avec une calibration automatique. Côté connectivité, Reveal est à la fois MFi, optimisée pour Android et Auracast.
Avant d’annoncer le dispositif destiné à soutenir ce lancement (formations sur-mesure, Oti-Live les 22 et 24 septembre, supports de communication et d’accompagnement des patients), Delphine Magendie, la directrice marketing, a souligné sa complémentarité avec Zeal, arrivé en mars : « d’un côté, un RITE, cœur de marché, porté par la première double intelligence artificielle ; de l’autre, un produit pensé pour convaincre les patients encore hésitants, avec une adaptation immédiate et une grande discrétion ».


