Le député Cyrille Isaac-Sibille, chargé par le Premier ministre d’une mission temporaire sur la prévention primaire, a présenté son rapport mi-septembre, avant d’être auditionné par la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Il consacre une section entière à l’audition.
Alors que l’Assemblée nationale va débuter ses travaux sur le PLFSS, la publication et la diffusion de ce rapport sur la prévention primaire – en santé publique : mesures visant à éviter ou réduire la survenue ou l’incidence des maladies, des accidents et des handicaps – ne sont pas anodines. Les parlementaires pourraient avoir ses conclusions en tête au moment d’arrêter leurs votes sur le financement du système de santé pour 2027.
Auditionné par le député Cyrille Isaac-Sibille dans le cadre de sa mission d’information, le Syndicat des audioprothésistes se réjouit de retrouver dans le rapport certaines de ses analyses. Une partie est consacrée à l’audition, abordée comme l’une des facultés clés à préserver pour bien vieillir : « Entendre pour rester en lien ». L’audition y est présentée comme « l’un des vecteurs fondamentaux de la relation à l’autre » dont la perte est « socialement banalisée ». Les propositions à ce sujet rejoignent les principes de la démarche Icope sur le repérage précoce et le maintien des facultés clés. Elles portent aussi sur le développement des Gérontopôles et la réduction des inégalités territoriales dans l’accès aux soins, sans quoi les dépistages restent sans effet.
« La santé auditive n’est pas un sujet sectoriel », affirme le SDA
Le SDA apporte son soutien sans réserve à ces orientations, d’autant plus que, comme relevé par Cyrille Isaac-Sibille, dans les évaluations Icope, l’audition est le domaine le plus souvent altéré (43,6 %, contre 16,2 % pour la nutrition). Le Syndicat des audioprothésistes rappelle aussi le coût de la perte auditive non corrigée et l’existence d’un « maillage de 8 000 points de prise en charge » permettant l’accès à l’appareillage sans reste à charge. « L’intervention auditive réunit ainsi les quatre critères que la mission fixe pour déployer et financer une action de prévention : des données probantes, un accès équitable, une offre déjà présente sur tout le territoire et un retour sur investissement favorable. » Concrètement, le SDA demande : un repérage auditif aux bilans de prévention à mi-vie, dès 45-50 ans, et une stratégie pluriannuelle sur l’audition, dotée d’indicateurs d’impact.


