October 29, 2020

Selon un sondage de l’IFOP* “Les Français et les nuisances sonores”, réalisé pour le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, 86% des Français se déclarent gênés par le bruit à son domicile. Et plus de 8 Français sur 10 (82%) indiquent se préoccuper des nuisances sonores, dont plus d’un tiers (35%) affirment s’en préoccuper “tout à fait”.

 
Quant à l’origine perçues des nuisances sonores, les personnes interrogées ressentant une gêne incriminent en premier lieu des éléments humains et des comportements individuels.
Sont citées également en forte proportion : la circulation routière (pour 67%) et le voisinage (pour 65%.) A noter également que les sondés sont principalement gênés lorsqu’ils sont à leur domicile la journée (48%), et «seulement» 24% la nuit. Ils sont 28% â se déclarer gênés de jour comme de nuit. Les personnes gênées par le bruit la journée sont des personnes âgées de 65 ans et plus (57%) dont 59% vivent dans des maisons et 64% dans des commune rurales.

 
Pa ailleurs, 54% des personnes ressentant une gêne liée aux bruits à leur domicile déclarent que celle-ci dure depuis plus de trois ans, tandis que moins d’1/4 d’entre eux (22% estiment que ces nuisances sont plutôt récentes (moins d’un an).

 
Impact sur la santé

 
53% des Français pensent que le bruit et les nuisances sonores affectent leur santé ou celle de leur entourage. Ils sont plus nombreux en agglomération parisienne (59%) qu’en communes rurales (48%), en appartement (62%) qu’en maison (47%.)

 
Les réactions engendrées sont nombreuses :

 
– 92% des sondés ont déjà du fermer les fenêtres, 81% n’ont pas réussi à trouver le sommeil, 59% se déclarent stressés ou fatigués, 32% ont déjà eu recours à des médicaments.

 
Que font-ils face aux nuisances sonores ?

 
66% pensent plus simple, pour mettre un terme à ces problèmes, de régler ces problèmes à l’amiable avec la personne responsable du bruit, 48% pensent faire réaliser des travaux d’isolation acoustique chez eux, et 28% de faire appel à une tierce personne (médiateur) et 25% aux forces de l’ordre.

 

Qui doit financer les travaux destinés à réduire le bruit et les nuisances sonores émis par les véhicules à moteur et les trains (travaux d’insonorisation des logements des riverains, murs antibruit…) ?

 

A cette question, 47% répondent : “les acteurs institutionnels”, 37% “les particuliers” et 8% “les acteurs privés (SNCF, bailleur, promoteur…”)

Méconnaissance

 
Ils sont seulement 21% à savoir qu’il existe des plans d’actions destinés à réduire le bruit dans les communes des grandes agglomérations et 19% a avoir entendu parler de la cartographie du bruit. (par exemple le Centre d’information et de documentation et du bruit- CIDB- Projet Harmonica de bruiparif.fr…….)

 
Les actions du Ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie

 
Lors des 7ème Assises nationales de la qualité et de l’environnement sonore qui se sont tenues à Lyon du 14 au 16 octobre, la Ministre Ségolène Royal a annoncé cinq mesures visant à combattre le bruit «afin d’améliorer la qualité de vie des Français.»

 
– la mise à disposition du public d’une application sur le site internet du Ministère sur les 15 points à vérifier en matière de bruit dans les logements,
– • la publication d’un guide pour améliorer l’acoustique des crèches et des écoles,
– l’élaboration de la carte des points noirs du bruit des axes de transports routiers et l’accélération des travaux de protection des riverains pour les infrastructures de l’Etat et de ses établissements,
– l’éducation au bruit et à la citoyenneté,
– l’intégration de la thématique du bruit dans le plan national santé environnement.

 
**L’enquête IFOP a été menée auprès d’un échantillon de 1 001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Télécharger les résultats du sondage

Le site du Ministère de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie.

Photo Protac-Interson