August 15, 2020

Suite aux propos de Marisol Touraine qui a évoqué une évolution future du remboursement des aides auditives, le Syndicat national des audioprothésistes souligne qu’une enveloppe de 100 millions d’euros en année pleine permettrait de diviser par deux le reste à charge moyen des adultes.

 

Le 11 octobre, dans le cadre de l’examen du PLFSS 2017, la ministre de la Santé a admis, devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, que « les audioprothèses sont un sujet de préoccupation pour nos concitoyens » qui nécessite une « réflexion » en vue de l’amélioration de leur prise en charge. Dans un communiqué, l’Unsaf salue « cette ouverture qui signe une prise de conscience au niveau du gouvernement ».

 

Le syndicat se dit prêt à engager le travail avec les pouvoirs publics et l’Assurance maladie pour revaloriser l’intervention du régime obligatoire. Il rappelle notamment qu’une « enveloppe de 100 millions d’euros en année pleine permettrait de diviser par deux le reste à charge moyen des adultes, actuellement d’environ 1 000 euros par oreille, causé par un tarif de remboursement datant de 1986. Seule cette solution permet d’apporter une amélioration sensible et efficace de l’accès à l’audioprothèse pour tous, en évitant la tarification en fonction de l’âge opérée par les complémentaires santé (75% de la dépense en audioprothèse est constatée chez les plus de 65 ans) ».

 

A l’occasion des déclarations de Marisol Touraine, l’Unsaf revient aussi sur les enseignements de l’étude médico-économique conduite par Jean de Kervasdoué et Laurence Hartmann, selon laquelle l’appareillage de tous les malentendants appareillables ferait économiser entre 1,7 et 2,1 milliards d’euros de soins. « L’amélioration des comptes de la Sécurité sociale peut maintenant être amplifiée par des investissements sur la prévention. Au total, le meilleur remboursement de l’audioprothèse par les régimes obligatoires lèvera un des derniers points noirs en matière d’accès aux soins tout en préservant une prise en charge au long cours et de qualité », conclut le syndicat.