June 26, 2022

 

 

La 1ère chaîne a diffusé dans son JT de 20 heures, le 27 mars dernier, une enquête sur le 100 % santé en audio qui montre des exemples précis de malversations.

 

Dans cette enquête diffusée dans le journal de 20 heures (et toujours disponible en replay), les journalistes rendent compte de la réussite de la réforme 100 % santé en ce qu’elle facilite l’accès aux appareils auditifs. L’exemple d’un patient, appareillé sans reste à charge et satisfait, est commenté par l’audioprothésiste Karen Ginisty Blandin ; des précisions exactes sont données sur les différences entre classe I et classe II (niveau de performances, connectivité, modèles rechargeables). La seconde partie du reportage souligne très directement des dérives et en documente précisément deux. D’une part, selon un courrier consulté par les journalistes de TF1 un audioprothésiste « d’une enseigne d’optique » a écrit à un médecin généraliste pour lui réclamer a posteriori une ordonnance pour une appareillage bilatéral, qu’il avait alors déjà effectué, de son propre chef, sur un patient. D’autre part, un ORL, le Dr. Denis Ayache, témoigne d’une usurpation d’identité et de titre : des ordonnances à son nom ont été falsifiées pour obtenir des remboursements d’aides auditives (il est indiqué que le médecin a porté plainte). Il déclare également ne pas avoir été le seul praticien concerné par ces malversations.

Le Syndicat des audioprothésistes a réagi immédiatement après la diffusion de cette enquête. Il « condamne ces pratiques contraires à l’esprit de la loi (démarchage) voire à la loi (prescriptions réclamées ou usurpées) et s’engage à poursuivre son travail avec les pouvoirs publics en vue de l’amélioration de la qualité et des pratiques de la profession. La responsabilisation individuelle par le contrôle du numéro professionnel fait partie des pistes de réflexion ainsi que la création d’un ensemble de règles de bonnes pratiques opposables ».

Contacté, le Syndicat national des médecins spécialisés en ORL et chirurgie cervico-faciale (SNORL) n’a pas donné suite à nos sollicitations.