La FIPS récuse une prise en charge complète des dépenses en audio par les Ocam

Publié le 30/09/2026

La Fédération des institutions paritaires de protection sociale (FIPS) salue l’ambition du rapport sur l’articulation AMO-AMC, rendu public il y a quelques jours, mais elle s’oppose au « décroisement » du financement de certaines dépenses, dont l’audioprothèse.

Satisfaite que le rapport écarte les scénarios de « Grande Sécu » ou de bouclier sanitaire, la FIPS juge que le remplacement du contrat « solidaire et responsable » par un contrat « essentiel » doit être approfondi, en particulier pour les contrats collectifs : les partenaires sociaux n’admettraient ni atteinte à leur liberté de négocier, ni couverture uniforme des salarié·es, explique-t-elle.

Par ailleurs, elle considère que l’audioprothèse, comme l’optique et les transports sanitaires, relèvent de la prévention et du soin : une prescription nécessite de la régulation, donc de la co-décision. Tout transfert de charge vers les complémentaires, dans ces secteurs, devrait s’accompagner de mesures d’économies et d’une baisse de la taxe sur les contrats d’assurance santé, sans pour autant diminuer le financement de la C2S.

La FIPS émet aussi des réserves sur le « bonus prévention », qui profiterait selon elle aux personnes en bonne santé et accroîtrait les inégalités de santé. Elle souligne enfin que la généralisation de la prévoyance collective et le transfert des indemnités journalières aux entreprises ne figuraient pas dans les orientations données à la mission. En accord avec les auteurs du rapport eux-mêmes, elle demande au Gouvernement de ne pas « piocher » dans le rapport pour le PLFSS 2027.

« Ce rapport reconnaît qu’on ne peut plus dissocier financement, décision et responsabilité. Pour la FIPS, cette logique doit aller jusqu’au bout : les entreprises et les salariés qui financent notre protection sociale doivent être pleinement associés aux choix qui déterminent son avenir. Qui co-finance doit co-décider », concluent Jacques Creyssel, président et Alain Gautron, vice-président de la FIPS.

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