December 10, 2019

L’association JNA a révélé mardi 26 novembre le thème de sa 23e édition, qui se tiendra le 12 mars 2020 : « 2020-2030 – Quel avenir pour l’oreille des jeunes ? ».

La Journée nationale de l’audition aura une nouvelle fois pour but de mobiliser l’opinion publique, les acteurs de prévention, les professionnels de santé et les pouvoirs publics pour faire reconnaître l’audition comme l’un des « bio-marqueurs de santé ». Se démarquant du bruit médiatique actuel autour du 100 % santé et de la réhabilitation auditive, cette 23e JNA ciblera les jeunes, une approche que l’association défend depuis plusieurs années. La « vision curative, certes nécessaire, est aujourd’hui étroite. Les mesures de prévention primaire annoncées dans la loi de modernisation de santé, bien que nécessaires, sont longues à se mettre en place et ont un impact modéré face aux pratiques de consommation de musiques amplifiées et des politiques de gestion du bruit », explique-t-elle. L’ONG rappelle, d’ailleurs que d’après les enquêtes Ifop-JNA, l’apparition d’acouphènes, passagers ou permanents, a augmenté de 9 points entre 2018 et 2019 chez les 18 -24 ans ; des données déclaratives, qui rejoignent les constats de terrain effectués lors de journées de repérage auprès des jeunes. Ils indiquent d’ailleurs eux-mêmes avoir déjà ressenti tous les troubles habituellement associés à une surexposition au bruit : maux de tête, perte de concentration, irritabilité…

Les jeunes “attendent que ça passe”

Ces symptômes s’inscrivent dans un contexte social, environnemental et culturel : les jeunes écoutent de la musique plusieurs heures par jour, sur leurs appareils numériques et beaucoup au casque. Et, en France, la consultation d’un médecin, généraliste ou spécialiste, pour un problème d’audition reste marginale et associée, dans les mentalités, à un âge avancé de la vie. Du reste, comme le souligne l’association JNA, les niveaux auxquels s’exposent les jeunes rendent vraisemblable une survenue de plus en plus précoce de le presbyacousie. La mobilisation se fera donc autour de la mise en place d’une vigilance sanitaire sur l’audition dès l’entrée du parcours de santé. Autour du 12 mars, les experts de l’association diffuseront le Programme « Santé Auditive 2020-2030 : l’audition dans le système de santé ».