April 20, 2021

 

 

L’enseigne affirme publiquement que la stratégie de certaines assurances et mutuelles de moins rembourser les appareils de classe II que ceux de classe I prive les patients de leur liberté de choix.

 

Selon Laurent Buri, président de Sonance Audition, « nombre de mutuelles privent nos patients de leur liberté de choix ». L’argumentation de l’enseigne cible notamment les malentendants qui « sont encore actifs et aimeraient s’orienter vers les dernières innovations disponibles sur le marché de l’audition » et ceux pour qui la classe II permet d’« améliorer la réhabilitation lors de certaines pathologies ». Le réseau fondé en 2014 et qui compte plus 120 centres, estime qu’en remboursant moins la classe II que la classe I ces assureurs et mutuelles renforcent les inégalités sociales, mais induisent également « une dépréciation de la valeur du service médical rendu » par les appareils les plus technologiques. Paradoxalement, cela pourrait entraîner une nouvelle forme de renoncement aux soins. « Une des conséquences les plus graves sera le renoncement à s’équiper d’un appareil plus performant quand la pathologie du patient le nécessitera, car son reste à charge sera beaucoup trop élevé pour une solution auditive de classe II par rapport à une de classe I […] Le professionnalisme des audioprothésistes sera également montré du doigt alors que ces patients demeureront insatisfaits à cause d’un appareil non adapté, et non à cause du savoir-faire de l’audioprothésiste », explique Laurent Buri.

 

Cette prise de position s’inscrit dans celles du Synea ainsi que dans les nombreuses déclarations et propositions d’actions portées par la profession et par les patients : mise à disposition d’une lettre-type que les assurés peuvent adresser à leur complémentaire santé par le SDA, publication d’une pétition par un audioprothésiste, alerte aux pouvoirs publics par les associations de malentendants

 

 

 

L’Ouïe Magazine avait analysé dès novembre 2020 les conséquences d’un moindre remboursement des appareils de classe II par les complémentaires santé. Notre dossier sur le sujet est ici.