May 21, 2022

 

Le Syndicat des audioprothésistes entérine, dans ce communiqué, les conclusions du dossier en question quant au rôle central des audioprothésistes dans le 100 % santé mais met un bémol sur l’évaluation des appareils de classes I et II.

Comme nous l’avait confié Luis Godinho dès la semaine dernière, l’Unsaf estime que l’article publié le 20 février est concordant avec son constat de « la qualité globale des aides auditives disponibles depuis la réforme du 100 % santé ». Le syndicat des audioprothésistes se réjouit de lire dans les colonnes de Que Choisir : « le rôle central des audioprothésistes dans la réussite de la réforme (…) compte tenu de leur rôle prescripteur majeur sur un marché aussi complexe que l’audiologie ». Et l’organisation professionnelle rappelle sa conception du métier : « l’audioprothésiste est un professionnel de santé de proximité. Il définit la réponse appropriée aux besoins de chaque patient, dans le respect de son parcours de soins. Sa fonction est bien d’évaluer, de conseiller et d’accompagner le patient face aux conséquences de son déficit auditif : repli social, isolement, dépression, déclin cognitif ».

Les tests ne permettent pas de mettre en évidence les qualités des aides auditives de classe II

L’Unsaf prend cependant ses distances avec les tests comparatifs publiés par le magazine : « compte-tenu de cette complexité de l’audiologie, les tests réalisés par Que Choisir ne permettent pas de montrer les avantages des aides auditives les plus sophistiquées. Des études cliniques sur des groupes de patients sont nécessaires pour mettre en évidence les différences entre appareils de classe I et de classe II, comme le soulignent les récentes publications des fabricants d’aides auditives et d’experts », citant en référence le communiqué du Snitem. Le syndicat conclut en rappelant son souhait que « les publicités trompeuses, réduisant les aides auditives à des simples biens de consommation », qu’il estime « nuisibles à la lisibilité de la réforme et à l’information des patients », ne soient plus autorisées.